Installation de technologie et de recherche sur l’impact de la haute vitesse

Université du Nouveau-Brunswick, Fredericton, Nouveau-Brunswick
Que fait l'installation

Essais balistiques de matériaux pour des applications spatiales et aérospatiales, ainsi que pour la défense.

Domaines d'expertise

Le High-Speed Impact Research and Technology Facility est le seul laboratoire au Canada qui peut lancer divers projectiles, depuis les projectiles pesant moins de 20 grammes lancés à une vitesse de 8 kilomètres/seconde jusqu’à des masses de 8 kilomètres propulsées à une vitesse de 200 mètres/seconde. Le laboratoire évalue la résistance aux impacts des matériaux lorsque ceux‑ci reçoivent des projectiles lancés à des vitesses inférieures et supérieures à celles du son. Il fait appel à de l’équipement d’analyse haute définition pour examiner les dommages afin de trouver la cause des défaillances de ces matériaux. Le laboratoire permet également d’effectuer de la recherche pure pour explorer des états extrêmes de matériaux solides et peut recréer de façon transitoire les pressions obtenues à l’intérieur de la Terre pour produire des polymorphes haute pression, ainsi que pour étudier l’effet des ondes de choc qui traversent les matériaux lors d’une collision à grande vitesse. En plus de vérifier des matériaux existants, l’objectif principal du laboratoire consiste à mettre au point des matériaux superdurs et des systèmes résistant aux impacts de nouvelle génération pour protéger les personnes, le matériel et les infrastructures pour des applications spatiales et aérospatiales, ainsi que pour le secteur de la défense. Les chercheurs du laboratoire étudient également des matériaux lunaires, martiens et provenant d’autres planètes, notamment des météorites, et examinent les processus d’impact planétaire à grande échelle.

Services de recherche

Essai de matériaux à des vitesses de déformation élevées, essais sur le terrain, simulation d’impact, analyse structurale et chimique, amélioration de produits, onception et développement manufacturiers, ingénierie conceptuelle

Secteurs d'application
  • Aérospatial et satellites
  • Défense et industrie de la sécurité
  • Éducation
  • Services administratifs et de gestion
  • Services professionnels et techniques (y compris les services juridiques, l’architecture et le génie)

Nom du laboratoire spécialisé

Nom de l’équipement

Résumé de la fonction

Installation de technologie et de recherche sur l’impact de la haute vitesse

Canon FOD (dommages causés par un corps étranger)

Canon de 25 centimètres conçu et fabriqué spécialement pour le laboratoire dans le but d’évaluer la capacité d’aéronefs militaires et commerciaux de résister à des impacts de masses particulières à des vitesses spécifiques sans présenter de défaillances (p. ex. impact d’oiseau). Ce canon est mobile et on peut le charger sur une remorque pour effectuer des essais sans roue de ventilateur sur des moteurs à réaction. Le canon peut également servir à mesurer la résistance d’immeubles aux dommages causés par une tornade ou un ouragan.

 

Canon à gaz léger à un étage

Canon de 10 centimètres qui peut lancer des projectiles à une vitesse pouvant atteindre 1,5 à 2,0 kilomètres/seconde. On l’utilise principalement pour des applications militaires dans le but de mettre à l’essai et de développer des systèmes de protection pour les véhicules.

 

Canon à gaz léger à deux étages (gros calibre)

Canon de 2,5 centimètres pour lancer des projectiles pouvant atteindre une vitesse de 8 kilomètres/seconde. On utilise ce canon pour mettre à l’essai des blindages pour engins spatiaux, comme ceux qui protègent la Station spatiale internationale.

 

Canon à gaz léger à deux étages (petit calibre)

Canon de 1 centimètre pour mettre à l’essai des écrans de protection spatiaux et effectuer de la recherche sur l’atténuation des dommages causés par des débris orbitaux et des micrométéorites

 

Caméras à cadrage et vidéo ultrarapides

Caméras haute définition rapides qui permettent aux chercheurs d’analyser l’effet des impacts sur des matériaux en déchiffrant le mécanisme d’impact et le mécanisme de pénétration des projectiles.

 

Microscope électronique à balayage à émission de champ

Permet aux chercheurs d’agrandir des échantillons d’une définition nanométrique – un milliardième de mètre – pour analyser des matériaux et en déterminer la composition. Le laboratoire se sert de ce microscope pour réaliser des analyses médico‑légales de matériaux afin de comprendre la façon dont un projectile a perforé un véhicule, ou pourquoi un matériau protecteur n’a pas joué son rôle.

  • Bombardier Aéronautique
  • Ministère de la Défense nationale
  • NASA
  • Agence spatiale canadienne
  • University of Madison, Wisconsin, É. U.
  • Institut franco-allemand de recherche de Saint Louis (ISL), France