Transformer les déchets d’aujourd’hui en l’énergie de demain

Des entreprises de technologies propres s’associent à un laboratoire de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard dans le but de convertir des déchets en solutions énergétiques durables

Dans un laboratoire, deux personnes en sarrau blanc manipulent un appareil auquel est raccordé un long tuyau noir.
Yulin Hu et le chercheur postdoctoral Mohammad Tourchi Moghadam s’apprêtent à analyser les gaz produits par la combustion de biocarburants.
Laboratoire des systèmes énergétiques zéro émission de l’Atlantique

Pour aider les entreprises et les collectivités à évoluer vers la carboneutralité, le Laboratoire des systèmes énergétiques zéro émission de l’Atlantique de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (à Charlottetown), cherche à transformer les déchets agricoles, forestiers et autres rebuts organiques en carburants et produits chimiques propres en s’appuyant sur les principes de l’économie circulaire. La professeure Yulin Hu, chercheuse principale du laboratoire, explique comment son équipe de recherche aide le secteur de l’énergie et des technologies propres à relever certains de ses plus grands défis en R.-D., notamment dans les domaines de la production d’hydrogène, du développement de matériaux énergétiques et des solutions d’assainissement environnemental.

 

À quelle étape de l’élaboration de technologies propres un partenariat avec votre laboratoire est-il le plus utile?

Un partenariat avec notre laboratoire est particulièrement utile aux étapes d‘essai et de validation des produits, notamment pour tester les propriétés des biocarburants solides, liquides et gazeux, ainsi que celles de nouveaux matériaux. Nous disposons également de l’expérience et de l’expertise nécessaires pour construire et tester des prototypes. À titre d’exemple, nous avons construit un réacteur de pyrolyse de première génération destiné à la production de charbon actif et de biochar (une forme de charbon de bois issue de déchets de biomasse qui améliore la fertilité des sols tout en séquestrant le carbone). En ce moment, nous testons ce dernier dans les champs avec l’aide du milieu agricole.

De nombreuses PME ne disposent pas de division de R.-D. à l’interne. En s’associant à nous, elles ont donc accès à moindre coût à des installations spécialisées dans les essais et le prototypage, ce qui leur permet de valider la performance, de perfectionner leurs modèles et de progresser vers la commercialisation.

 

Comment vous assurez-vous que les projets soient pratiques pour les entreprises?

Pour les projets avec des entreprises, je commence par bien cerner les problèmes concrets du partenaire. Je pose d’abord des questions détaillées sur ses problèmes particuliers, les résultats souhaités et leur utilisation prévue.

Une fois que j’ai cerné les attentes, j’évalue le projet de façon réaliste, en fonction des capacités de notre équipe de recherche et de nos infrastructures : quels produits, données ou niveaux d’analyse pouvons-nous offrir dans les délais impartis? Je prépare ensuite un cahier des charges techniquement rigoureux, réalisable et aligné sur les priorités du partenaire.

Cette approche nous permet de bien cerner les besoins et de proposer un plan clair, transparent et adapté à nos capacités. En outre, cette approche permet de réduire les risques pour la clientèle et nous permet de trouver des solutions plus efficaces à ses problèmes.

 

Parlez-nous de l’un de vos partenariats avec une entreprise qui aurait utilisé votre infrastructure de recherche pour atteindre ses objectifs.

Depuis 2022, nous collaborons avec une entreprise locale de technologies propres. Nous avons notamment réalisé ensemble un projet de production d’hydrogène à partir d’énergie solaire. Récemment, l’entreprise nous a demandé si nous pouvions mettre au point une solution pour extraire le lithium de l’eau de mer, car elle souhaite accroître la capacité de stockage des batteries au lithium. Nous avons demandé une subvention provinciale pour réaliser ce projet. Nous travaillons ensemble pour améliorer le prototype et l’amener à un niveau de maturité supérieur.

 

Pour une entreprise qui utilise le Navigateur d’installations de recherche et se demande comment entrer en contact avec un laboratoire pour la première fois, quel est le moyen le plus simple d’entamer une discussion constructive avec votre équipe?

Il suffit de nous contacter! Nous prévoirons alors un appel ou une rencontre pour discuter des besoins de l’entreprise, de ses difficultés et de ses objectifs. 

En général, la clientèle commence par nous présenter brièvement ses objectifs, son échéancier et son budget. Ces informations nous aident à évaluer les options et à déterminer si nos installations et notre expertise répondent aux besoins du projet. Cette première discussion permet à l’entreprise de mieux comprendre à nos capacités techniques et de valider, avant d’aller plus loin, si nos objectifs concordent. 

Vous avez besoin d'aide pour tester vos produits, réaliser des prototypes ou relever des défis techniques ? Consultez le Navigateur pour trouver le partenaire de recherche qui vous convient.